10 janvier 2017

Écrit par Arnaud Marcilly, Directeur Associé

2017 CES Keyword is « Better »

Le CES de Las Vegas, ce n’est pas moins de 190 000 visiteurs, 2,5 millions de pieds- carrés, 21 terrains de football (au sens FIFA du terme…) , 7500 médias, dont 2500 étrangers (c’est 1000 de plus que pour couvrir les jeux Olympiques de Rio), 158 pays représentés, plus de 200 membres de gouvernements parmi les visiteurs. Et 50 ans d’existence…

Tout ceci nous promet en général un monde meilleur. Et en 2017, c’est d’ailleurs le mot-clé qu’il faut retenir.

1. De meilleurs produits

Auparavant accessoire, la connectivité est désormais une fonction de base des objets qui permet d’en augmenter le potentiel d’usage. La capture de données variées rend possible l’extension des cas d’usage les plus courants et transforment la valeur attachée à chacun d’eux. Les fabricants les plus « mainstream » ont désormais des gammes disponibles.

L’exemple qui a fait le buzz : L’Oreal et sa marque Babyliss qui, avec sa brosse à cheveux connectée, permet de connaître l’état de santé de ses cheveux et de recevoir des conseils sur leur entretien. Et pourquoi pas demain une offre e-commerce de produits adaptés à recevoir directement chez soi ?

2. Des cas d’usage raffinés

Loin de l’innovation gadget ou des « gimmicks » à la mode, l’innovation devient plus rationnelle, sophistiquée et tournée vers des besoins plus réels des consommateurs. L’innovation stérile est désormais suppléée par des fonctionnalités qui répondent de façon plus pointue à de vrais besoins. En conséquence, les cas d’usage se raffinent.

L’exemple qui a fait le buzz : le frigo connecté. Dix ans qu’on en parle. Des écrans de télé intégrés aux applications de recherche de recettes, rien n’a jamais pris. Samsung a présenté cette année un réfrigérateur capable de gérer les dates de péremption des aliments grâce au scan des code barres des produits, et un écran intégré connecté aux principales plate-formes de e-commerce alimentaire pour automatiser les listes de courses de produits récurrents. Pratique au quotidien.

3. Une vie de bien-être

Les objets connectés ne se tournent plus simplement vers la performance et la quantification personnelle. On se détourne progressivement de la mesure individuelle (la fameuse « self-quantification ») et de la comparaison aux autres pour se tourner vers plus d’accompagnement, de coaching et la promesse d’un mieux-être général. Nous accompagner à mieux faire les choses, voilà une jolie promesse techno-ludique !

L’exemple qui a fait le buzz : La start-up française Kolibree a présenté une brosse a dents connectée. Une de plus qui mesure l’épaisseur de plaque enlevée, le nombre de caries évitées ? Rien de tout cela. Cette brosse à dents destinée aux enfants permet, grâce à une application sur smartphone de se brosser les dents tout en jouant. Sur un jeu de type parcours où il faut accomplir des sauts, ramasser des pièces, cela permet de se brosser les dents suffisamment longtemps et partout. Le jeu se termine lorsque les objectifs sont atteints. Ludique et pratique pour apprendre aux enfants à bien faire.

4. Un contrôle amélioré

Un cockpit d’avion est un modèle d’ergonomie… et de complexité nécessitant un apprentissage long. Le bouton unique de l’iPhone un modèle de simplicité. Au quotidien l’utilisateur va devoir gérer beaucoup d’objets et de fonctions. Comment apporter la simplicité du bouton unique à une foule d’objets variés ? Confrontés à ces enjeux, les fabricants osent une réponse unanime : la voix. Elle fait une percée fracassante cette année, notamment grâce à Alexa d’Amazon.

L’exemple qui a fait le buzz : incontestablement Alexa, d’Amazon. Ce système qui permet de contrôler par la voix les objets du foyer au travers d’un boîtier connecté est ouvert aux applications tierces. Et beaucoup d’exemples d’intégration peuvent être cités. Les interrupteurs Célinane de Legrand, les appliances Whirlpool (machine à laver, plaques de cuisson notamment) ou encore les voitures Ford, qui permettent grâce à cette reconnaissance vocale de gérer des scenarios au sein du foyer (mettre en marche le chauffage, ouvrir le portail, …).

5. Une intelligence supérieure

Finis les objets « bêtement » connectés. Ils sont désormais dotés d’une âme. Donc d’une intelligence artificielle. Elle est désormais absolument partout. Les systèmes autonomes se répandent et on assiste à une importance inédite des algorithmes auto-apprenants. L’avenir est assurément algorithme !

L’exemple qui fait le buzz : le robot Kuri, designé par un ancien de chez Pixar et conçu par la start-up californienne Mayfield Robotics. Avec son petit air de « Wall-e », il dépasse dans ses promesses le simple fonctionnel de surveillance ou d’accompagnement mais se révèle comme un véritable compagnon. Au sens littéral du terme.

6. Une intégration plus subtile

La multiplication des objets technologiques au sein du foyer et de l’environnement quotidien est inéluctable. Le capharnaüm technologique guette. Les fabricants renouvellent donc l’importance du design de l’objet afin que le contenu technologique passe après sa fonction essentielle. Il faut que les objets s’intègrent mieux dans leur environnement, soient beaux à contempler et agréables à manipuler.

L’exemple qui fait le buzz : le robinet de radiateur connecté Netatmo, désigné par Stark, les montres connectées Emporio Armani, qui rendent la technologie pratiquement invisible derrière un cadran traditionnel, les nouveaux écrans de télévision Samsung qui, annonçant des dalles 8K plus épaisses, s’entourent d’un cadre noir détaché à la façon d’un tableau. Beaucoup de jolies choses bien finies, assurément !

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